À Paris, le 11 mai 2026

Indignez-vous !

Les conclusions du rapport de Charles Alloncle, publié ce mardi 5 mai, font peser une menace grave sur l’avenir de l’audiovisuel public français. S’y attaquer, c’est fragiliser bien davantage qu’un secteur : c’est ébranler l’ensemble de l’écosystème culturel et en particulier celui du cinéma.

Dans un contexte de concurrence mondiale accrue, dominé par des plateformes de vidéo à la demande extra-européennes puissantes, le service public joue un rôle irremplaçable pour garantir notre souveraineté culturelle.

Cela permet à la France de rester maîtresse de ses récits et de son imaginaire. Cette mission doit être au coeur de notre démocratie.

L’affaiblir serait en outre nuire à une industrie qui représente des centaines de milliers d’emplois et plusieurs milliards d’euros, mais aussi envoyer un signal de renoncement à ceux qui contestent la singularité et la force de notre exception culturelle.

Dans un pays où la fréquentation des salles reste l’une des plus fortes au monde et où la diversité de l’offre cinématographique est sans équivalent, il est impératif de préserver les fondements de cette réussite dont le service public audiovisuel est l’un des garants essentiels.

Nous exprimons notre pleine solidarité avec l’ensemble des acteurs du secteur, à l’image des mobilisations récentes des organisations professionnelles, et rappelons avec force les principes énoncés lors de nos auditions : défendre l’audiovisuel public, c’est défendre un modèle vertueux, reconnu et envié à l’international. Pour rappel, l’audiovisuel public est plébiscité par 75% des français.

Les arbitrages budgétaires du Gouvernement pour 2027 s’ouvrent, faisant peser une menace sérieuse sur l’audiovisuel public, et sur le cinéma en particulier, déjà lourdement affecté lors du dernier projet de loi de finances. Il est impératif que nous mesurions collectivement ce qui est en jeu.

L’extrême droite porte la responsabilité de s’attaquer à un bien commun essentiel. Et nous manquerions à la nôtre, si nous restions sans réagir.

Nous appelons à une prise de conscience collective et à un engagement clair en faveur du maintien et du renforcement de l’audiovisuel public.