
Crédit photo : BERTRAND NOEL/CONTOUR/GETTY IMAGES
C’est avec une grande tristesse que les Cinéastes de L’ARP ont appris la disparition de Jean-Paul Rappeneau, figure majeure du cinéma français, réalisateur et scénariste, décédé à Paris le mardi 1er septembre 2026, à l’âge de 94 ans.
En cinquante ans de carrière, Jean-Paul Rappeneau a construit une œuvre rare, marquée par l’aventure, la comédie et le romanesque. De La Vie de château aux Mariés de l’an II, du Sauvage au Hussard sur le toit, il a signé huit longs-métrages, dont plusieurs sont devenus des classiques du cinéma français.
Avant de passer derrière la caméra, il s’est fait connaître comme scénariste et a collaboré avec de grands cinéastes. Il a notamment participé à l’écriture de Zazie dans le métro et de Vie privée de Louis Malle, ainsi que de L’Homme de Rio et du Magnifique de Philippe de Broca. Le goût de l’écriture, du rythme et des dialogues a ensuite accompagné toute son œuvre de réalisateur.
En 1990, il réalise Cyrano de Bergerac, adaptation de l’œuvre d’Edmond Rostand portée par Gérard Depardieu. Le film rencontre un immense succès et reçoit dix César en 1991, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur.
Jean-Paul Rappeneau a travaillé avec de nombreuses grandes figures du cinéma français, parmi lesquelles Catherine Deneuve, Yves Montand, Jean-Paul Belmondo, Isabelle Adjani et Gérard Depardieu. Attentif à ses interprètes comme à l’écriture, il a toujours placé le rythme et le mouvement au cœur de ses films.
En 2015, la SACD lui a décerné son Grand Prix pour l’ensemble de sa carrière.
Avec sa disparition, le cinéma français perd un cinéaste singulier, dont l’élégance, l’humour et le sens du récit ont marqué plusieurs générations. Son œuvre, rare et précieuse, demeure profondément ancrée dans notre patrimoine cinématographique.
Nos pensées accompagnent sa famille, ses proches, ses collaborateurs et tous ceux qui ont travaillé à ses côtés ou ont été touchés par ses films.
Les Cinéastes de L’ARP
« J’ai eu la chance de croiser Jean-Paul à différents âges de ma vie. La dernière fois, il était venu présenter son premier film dans l’école de cinéma que je dirige. La salle était comble et l’immédiate connivence entre Jean-Paul et des étudiants qui avaient 60 ans de moins que lui, racontait à elle seule le cinéma qui lie nos vies ! Adieu l’ami ! » – Jérôme Enrico, Président de L’ARP


