À Paris, le 29 avril 2026

Ce lundi, les députés de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public ont approuvé, par 12 voix contre 10, la publication du rapport rédigé par le député UDR Charles Alloncle. Ce vote a été rendu possible non seulement par l’alliance de la droite avec le RN, mais aussi par l’abstention de la majorité présidentielle.

Cette configuration appelle une réaction claire. Elle entérine l’ambiguïté du parti présidentiel, qui, en s’abstenant, croit assumer qu’une opposition frontale aux thèses de l’extrême droite reviendrait à les renforcer. Cette position est dangereuse pour notre démocratie. Ne pas répondre à des affirmations fallacieuses, c’est leur laisser de l’espace. À l’inverse, les contredire sur des bases factuelles relève de l’intérêt général.

Nous réaffirmons notre attachement à un audiovisuel public fort, pilier du débat démocratique. Nous contestons les conditions dans lesquelles ce rapport a été adopté – un spectacle désolant, une enquête à charge, idéologique, projetant sur la place publique de nombreuses contre-vérités – et ses conclusions. Ces biais méthodologiques affaiblissent fortement sa crédibilité. Ils sont, point par point, documentés et démontés dans le contre rapport publié par la Scam, que nous invitons à consulter pour une analyse rigoureuse et étayée. Nous resterons mobilisés pour défendre et faire évoluer ce modèle, notamment en consolidant ses garanties institutionnelles, face aux tentatives de remise en cause.

Les  effets de cette alliance sont extrêmement inquiétants pour le débat public. L’audiovisuel public mérite un débat exigeant, fondé sur des faits solides et une véritable pluralité des points de vue. Nous le soutenons et nous combattrons ceux qui souhaitent le voir disparaître.